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    Le chemin de l’éternité et de l’amazighité de l’Afrique du Nord

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    Le chemin de l’éternité et de l’amazighité de l’Afrique du Nord

    Message  Admin le Ven Aoû 06, 2010 7:24 am

    Le chemin de l’éternité et de l’amazighité de l’Afrique du Nord

    ’’Le Chemin de l’éternité’’


    ou l’interminable voyage


    Ce roman bien élaboré, dans la forme comme dans le
    fond, nous invite à un interminable voyage. Ce livre fera certainement
    du bruit et montrera, au grand jour, le talent d’un auteur
    indiscutablement génial reconnu en France et ailleurs. Les éditions
    Sefraber viennent de publier, à Paris, le sixième livre de
    l’écrivain-journaliste Youcef Zirem.


    (Par Tarik Djerroud). Ce roman intitulé ” Le Chemin de
    l’éternité ” est un chef-d’œuvre qui fera, à coup sûr, le bonheur des
    centaines de milliers de lecteurs dans le pays de Molière, en Algérie
    et ailleurs. Zirem revient avec une fiction captivante et émouvante.
    Contrairement au roman publié en 2005 ( La Vie est un grand mensonge)
    où il y n’avait pas d’ordre chronologique, ce nouveau-né respecte la
    succession des évènements. Une chose qui permettra à un large lectorat
    de savourer cette œuvre d’une rare beauté. Youcef raconte l’histoire
    difficile d’un destin de femme, étroitement lié à celui de son pays
    l’Algérie en proie à une effrayante sauvagerie aveugle. Amina, est une
    jeune fille qui se fait engrosser de force par son père, émir
    islamiste. Elle accouche de son enfant qu’elle garde, tout en
    poursuivant ses études à l’université. Pour faire face aux aléas de la
    vie, la tête haute, elle devient prostituée de luxe. Ensuite elle tombe
    amoureuse de Michel, un diplomate en poste à Alger. Il a fallu bien du
    talent à l’auteur pour émailler son récit, soit de poésie, soit de
    narrations historiques, qui, à travers les odeurs qu’elles dégagent
    nous permettent de supporter un récit souvent insoutenable. ” J’avais
    envie de pleurer mais les larmes ne venaient pas. J’étais, depuis
    quelques jours, à Bougie, une charmante ville de la Kabylie maritime ;
    je m’offrais du bon temps. Ville antique, Bougie était déjà un
    important port commercial du temps des Romains. Construite sur les
    ruines de l’ancienne cité, Bougie se souvient de son lointain passé.
    Resserrée sur elle-même, la ville s’accroche à la falaise qui la
    domine. La ville et la montagne font corps commun et se brisent
    brusquement dans la Méditerranée , en saluant, d’un regard complice, la
    Porte de la mer. L’accueil chaleureux des habitants donne un cachet
    unique à Bougie. Il y a dans cette région une tolérance incroyable dans
    un pays où le nihilisme et l’agressivité au quotidien font des ravages.
    C’est souvent un plaisir élémentaire que de voir les femmes porter
    leurs bijoux sans être inquiétées à aucun moment, contrairement aux
    autres villes. Les femmes peuvent aussi venir siroter un thé ou une
    boisson tranquillement sur les terrasses de la place Gueydon. De là, on
    a une vue imprenable et splendide sur l’imposant golfe de Bougie lequel
    se marie allègrement avec les montagnes du Babors, toutes proches,
    enneigées durant une bonne partie de l’année. Je faisais commerce de
    mon corps et je gagnais de l’argent. Je regardais la Porte de la mer,
    un vestige historique, symbole du passé lointain de cette ville
    hospitalière et discrète, et subitement je sentis que mon existence
    était sur le point de prendre un autre détour. ” Parfois, je suis le
    Dieu que je porte en moi, je suis alors le Dieu et le croyant et la
    prière, et l’image d’ivoire, où l’on oublie ce Dieu, parfois je ne suis
    rien de plus qu’une athée, de ce Dieu personnel que je suis dans mon
    exaltation, je contemple en moi un ciel entier, et ce n’est qu’un ciel
    haut et vide “, je continuais la lecture du livre de Fernando Pessoa et
    je n’arrêtais pas de m’interroger. J’étais perplexe, je voyageais au
    fond de moi-même et j’attendais une délivrance. ” La vie est brève,
    l’âme est vaste ; posséder, c’est être en retard “, écrivait Fernando
    Pessoa, mort à quarante sept ans, dans l’anonymat. Je me souhaitais une
    mort pareille, je voulais partir dans la force de l’âge et oublier ma
    vie de prostituée “, écrit le romancier qui a pu mettre au monde un
    roman où le présent interpelle le passé et les rêves du futur dans un
    incommensurable chemin. L’histoire se déroule en Kabylie, à Alger et en
    France. Notons que ce très beau livre sera bientôt en vente en Algérie.


    Humanisme et lucidité d’un auteur singulier


    Né le 16 août 1964 en Kabylie, Youcef Zirem,
    s’intéresse à la ” chose culturelle ” dès son jeune âge. Il avait la
    soif de découvrir le monde et de décrypter les secrets de la vie.
    Ingénieur en hydrocarbures, diplômé de l’I.A.P de Boumerdès en 1987, il
    entame une brève carrière dans le secteur de l’industrie avant de
    devenir journaliste à la suite des évènements tragiques d’octobre 1988.
    Avec un très beau papier sur l’immense écrivain américain William
    Faulkner, Zirem fait son premier pas dans la presse écrite où il ne
    tardera pas à se distinguer avec sa lucidité et ses analyses aisément
    convaincantes. Il participe à la rédaction de nombreux journaux
    algériens comme La Tribune, Le Quotidien d’Oran ou encore El Haq. Il
    dirige également la rédaction de l’hebdomadaire Le Kabyle de Paris (un
    journal créé en France en 2003). Youcef est l’auteur du roman, la Vie
    est un grand mensonge ; un livre très bien élaboré. C’est une fiction
    qui raconte l’histoire de l’Algérie depuis le début des années 1980
    jusqu’à aujourd’hui. Ce roman se révèle comme le témoignage d’un
    humaniste qui ne peut guère être insensible devant les souffrances de
    ses compatriotes, ses souffrances. L’ex-journaliste d’Alger-Républicain
    parle des violences multiples et des incommensurables malheurs de
    nombre d’Algériens. Ces histoires, souvent inspirées de la réalité,
    nous donnent à voir les choses avec distance, lucidité et sérénité.
    Cette belle fiction est aussi un hymne à l’amour et à la beauté. Le
    romancier raconte le parcours de deux couples sur près de vingt ans et
    décrit, soigneusement, leurs multiples tourments. ” La Vie est un grand
    mensonge ” continue les quêtes de l’auteur, entamées déjà par ” les
    Enfants du brouillard ” (recueil de poésie paru à Paris , en 1995, aux
    éditions Saint Germain des Près). Youcef Zirem est l’auteur de
    nouvelles (L’âme de Sabrina, éditions. Barzakh, Alger 2000) et d’un
    essai ” La Guerre des ombres, les non-dits d’une tragédie ” publié aux
    éditions le Grip-Complexe à Bruxelles en 2002. Cet essai a eu un succès
    considérable en Europe et au Canada. En 2001, le talentueux écrivain a
    également publié un autre recueil de poèmes, en France, ” Autrefois la
    mer nous appartenait ” que les éditions El Ikhtilef ont repris, à
    Alger, sous le titre ” Je garderai ça dans ma tête. L’auteur de l’âme
    de Sabrina savoure la beauté, décrit le malheur et s’invente des haltes
    de bonheur. Tantôt, c’est l’intellectuel qui s’interroge sur le
    substantiel des choses, sans se contenter d’une lecture simpliste et
    superficielle. Tantôt, c’est le rêveur et l’être sensible qui fait face
    à l’absurdité de la vie. En somme, l’écriture de Youcef Zirem est d’une
    esthétique hors paire, où la poésie et la prose se marient
    harmonieusement et d’une dimension universelle qui dépasse le temps et
    l’espace.


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    Rédigé le 22 février 13:04 par ulys





    Le chemin de l’éternité et de l’amazighité de l’Afrique du Nord

    Quelques poèmes de Youcef Zirem


    PASSAGES INCONSCIENTS


    N’assiste pas à tes funérailles
    Meurs en faisant semblant de vivre
    Mourir et vivre se ressemblent
    Le plus important est ailleurs
    Continue à te rechercher encore
    N’abdique pas
    Tes défaites te rappelleront toujours
    La force de tes idées
    Eternellement incomprises
    Ne sois pas dupe
    Tu as toujours su ce que tu voulais
    Et dès que les autres l’ont compris
    Tu es déjà perdu
    Perdu, mort ou vivant
    L’univers entier se souvient de toi
    Perdu, mort ou vivant
    Tu ne ressembles à personne
    Perdu, mort ou vivant
    Tu flottes sur l’océan de ta déroute
    Passager de l’inconnaissable
    Hier, aujourd’hui et demain
    Se rejoignent en toi
    Nul ne t’attend
    Nulle part
    Nul ne te cherche
    Tu as échappé à tout…


    OMBRES ET TRAHISON


    La révolte est mâtée
    Pas de zones de repli
    Nos cerveaux fracassés
    Abritent l’horreur
    Happé par la solitude
    Le joueur de saxophone s’arrête
    Son instrument détruit
    Il laisse le chaos se propager
    Dictatures imposées
    Par le nouvel désordre mondial
    Les caravanes du mensonge
    Suppriment les carrefours du désir
    Je suis le coureur des routes interdites
    Je ne veux pas de cette séparation arrangée
    J’oublie les baisers volés à la nuit obscure
    Inventifs
    Les services de l’ombre
    Ont embrigadé toute la société
    En furie, la mer accueille
    Les bourrelets de ton corps fatigué
    Tu ne souffriras plus
    De tant d’usurpation
    De tant d’ingratitude
    Ecrasés à jamais
    Nos remords sont envoyés en enfer


    CHIMÈRES


    Retours impossibles
    Comme d’habitude
    La douleur de vivre
    Encercle les éclaircies fugitives
    L’incendie se propage
    La révolte prend forme
    Mais elle ne connaît pas encore son chemin
    Il n’y a aucune tendresse
    A l’approche de cette nuit décisive
    Tu est déjà ailleurs
    Depuis toutes ces longues années
    Où j’essayais de t’attendre
    J’ai trop cru à ces chimères
    Que ton regard fabriquait
    J’ai eu tellement de patience
    Mais cela n’empêche pas la débandade


    STIGMATES D’UN GUET-APENS


    Spirale du rapt
    elle déferle sur ma quiétude
    sa marche impose le silence
    ses rondeurs me triturent les méninges
    notre patience commune se mêle au vent
    en un fugitif clin d’œil
    elle me dit sa passion
    une étoile voit le jour
    l’obscurité se dissout
    la bruine printanière cesse
    ses lèvres mélodiques
    emprisonnent ma volonté
    un exil prend forme
    ses yeux d’éden m’engloutissent
    ses hanches allument un feu
    nous gardons un brin de notre sourire
    et nous attendons demain


    UNE VERVE INTERMITTENTE


    L’aurore est déjà lointaine
    au petit matin
    l’éternité est enlacée
    comme un esquif à la dérive
    j’attends son souhait mirifique
    elle ne se réveille pas
    malgré les glas répétés
    je m’habitue au drame ambiant
    et je me contente
    de son regard de naguère


    SOLEIL INDOMPTÉ


    Furtivement
    l’instant harmonieux se rétracte
    la nuit assiège
    mon sourire d’autrefois
    mon âme se dissout
    dans des flots irrépressibles
    du malaise
    même réarrangés
    mes neurones sont éclatés
    dans un pays à feu et à sang
    les exécutions sommaires foisonnent
    face à cette aube infinie
    de l’errance tentaculaire
    même des tonneaux
    de cette bière à pression
    ne me font pas atteindre l’ivresse


    GITANE


    Elle chante
    ma naissance minimisée
    elle maudit
    le brouillard de mes inconvenances
    elle admire
    les tourments éveillés
    de ma folie
    elle garde
    un silence éparpillé
    sur sa déroute programmée
    et elle veut me rejoindre
    à l’aube d’une autre vie


    AUTREFOIS LA MER NOUS APPARTENAIT


    Les jours mauvais se chevauchent et imposent leur loi
    elle se remet à raconter les refrains tendres de notre échec
    elle veut s’opposer au mensonge et au destin sautillant
    elle a envie de fuir ces territoires éclatés
    dispersé, j’écoute ses lamentations caverneuses
    nul n’est insensible à ces tueries répétitives
    elle accroche nos sourires sur une prétendue accalmie
    et je ne comprends plus cette traversée du désert
    qui nous empoisonne l’habitude de la contestation
    ne demeure alors que le bruit indomptable des vagues...

      La date/heure actuelle est Dim Déc 04, 2016 5:33 pm